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Comique de répétition

Fri May 19 10:02:23 2006
 

Au secours les brevets reviennent. Tel pourrait être le slogan des partisans de l’Open Source. Après avoir été recalé par deux fois, on s’attend donc de nouveau à discuter de brevetabilité du logiciel au parlement européen.

Il y a deux points irritants dans cette histoire. Tout d’abord le fait que les instances exécutives de l’union européenne semblent vouloir confondre proposition et harcèlement. Que dire en effet du comportement qui consiste, faute d’avoir su faire adopter ses idées, à sans cesse remettre à l’ouvrage un sujet déjà discuté et en son temps rejeté ? Ce n’est pas l’idée que je me fais d’un fonctionnement honnête des institutions.

Enfin, ne doit on pas s’interroger sur la santé mentale des promoteurs (fonctionnaires ou politiques) de cette idée. Car même à supposer que les dits brevets soient une bonne chose (et toute opinion est légitime à ce sujet), on ne peut tout de même pas proposer leur mise en oeuvre dans l’absolu en niant la réalité du terrain.

Et quelle est la réalité européenne ? La réalité c’est que les dépôts de brevets sont fait d’entreprises extérieures à l’union européenne. Si demain on devait autoriser le brevet logiciel, les entreprises européennes, et notamment l’ensemble des PME innovantes de ce territoire, seraient confrontées à une déferlante de brevets déposées par des sociétés rompues à l’excercice.

Au dela du problème de fond, il y a donc un problème politique : défend on dans cette histoire l’intérêt des européens ou bien fait on preuve au mieux de dogmatisme au pire d’accointances facheuses ?

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2004 Année clef pour l'Open Source

Fri Jan 9 14:20:41 2004
 

Alors que les opérations de rationalisation se poursuivent dans les entreprises, les logiciels Open Source continuent leur chemin notamment en matière d’infrastructure de communication (Web, mail, serveurs de fichiers). Une progression suffisamment importante pour faire passer le leader mondial du logiciel du dédain à la campagne de lutte mondiale , “chiffres” à l’appui.

Un tel baroud d’honneur pourrait laisser penser à tort que la guerre est gagnée, cela serait oublier qu’il reste une conquête de taille pour le logiciel Open Source… Celle qui au delà de l’infrastructure lui permettra de prendre pied dans l’univers des applications métiers et critiques des entreprises.

La bataille est déjà lancée, avec un nouveau noyau GNU/Linux (détails techniques), plus gros bien sur mais surtout fort d‘éléments indispensables à l’entreprise. Réactivité améliorée, multi-threading revu et intégré au noyau (le monde Java devrait donc enfin respirer), support des processeurs 64 bits, des derniers matériels et protocoles à la mode, gestion des fichiers étendue, avec support d’attributs évolués sur les fichiers juste pour jeter une pierre dans le jardin du futur Longhorn…

Naturellement un bon noyau ne fait pas tout, les membres de l’OSDL (Open Source Development Lab) l’ont bien compris. Rejoints par Novell, Network Appliance et Wind River, ils entendent rendre GNU/Linux incontournable pour les applications critiques notamment de Data Center ou dans les télécommunications et les matériels embarqués.

Enfin on voit émerger nombre de projets et de ressources métier à l’image de ce nouveau portail français dédié au secteur médical sur le modèle de sites déjà bien étoffés comme Linux Med News ou encore l’initiative de la distribution Linux Debian : [Debian-Med->http://www.debian.org/devel/debian-med/] : une distribution GNU/Linux adaptée pour les professionnels de la santé.

Reste l‘éternelle opération d‘évangélisme et d’ouverture d’esprit à mener. Certains l’ont bien compris à l’instar gouvernement israélien qui après avoir gelé ses achats de licences logicielles entend bien déployer Open Office à l’ensemble de son administration. On aurait aimé entendre la même chose du Ministère de l‘Éducation Nationale qui n’aura pas hésité à s’engager comme un seul homme à faire acquérir rien de moins que 450000 licences Microsoft Office aux établissements sous sa tutelle.

Mise à jour :

Le texte de l’accord cadre entre le Ministère de l’Eduction Nationale a été remanié depuis la parution de cet édito, notamment concernant la formulation de l’engagement portant sur le volume des licences. Une modification qui ramène le texte au statut d’accord commercial sur le prix plutôt bien négocié en faveur des établissements.

Reste à espérer, aux cotés de cet accord, une politique ambitieuse du Ministère en terme de logiciels libres.

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Anticipation

Thu May 8 18:25:01 2003
 

Hier encore métier artisanal, l’informatique se veut aujourd’hui très largement une industrie. Nul autre secteur de l‘économie n’aura évolué à un tel rythme. A-t-on encore les moyens d’anticiper les évolutions sociales et humaines de ce secteur dans les années à venir ?

L’explosion de la bulle Internet à sonné le glas de l’informatique « créative », sorte de monde à part fait de prototypes et d’œuvres, à défaut de chef-d’œuvres. Déjà, l’informatique de gestion, confrontée aux contraintes de l’univers bancaire avait du réagir.

Alors que les entreprises « rationalisent », c’est toute l’informatique, y compris les nouvelles technologies qui doit intégrer les contraintes de l’entreprise, et cela sans délai. Une transformation aidée par la maturité croissante des technologies clefs.

Quel est l’impact de cette transformation du logiciel en bien de consommation calibré ? D’ores et déjà nombre d’acteurs majeurs du secteur créent des pôles de compétences de plusieurs milliers d’hommes en Inde ou ailleurs.

Cette situation n’a rien d’original et d’autres secteurs industriels, bien avant l’informatique, ont très largement déserté les pays riches. La clientèle dans sa grande majorité s’en tient aux rapports qualité/prix acceptables (ou accessibles) pour un bien de grande consommation. Il en résulte un marché majoritairement délocalisé complété de niches (le luxe par exemple).

Cette situation est-elle transposable à l’informatique ? L‘édition logicielle a déjà habitué sa clientèle à la notion de rapport qualité/prix. Le client tolère des dysfonctionnements, et les intègre dans un ratio satisfaction/coût. Ceci avec d’autant plus de facilité que l’utilisateur de logiciel est rarement en mesure de comprendre les mécanismes de fabrication de son outil. Il y a donc fort à parier qu’entre un logiciel d’importation & un logiciel fabriqué localement, le client se borne à sa comparaison habituelle : satisfaction / coût.

Naturellement cette vision est caricaturale et l’on sent bien que tous les métiers de l’informatique ne seront pas également sensibles à cette poussée de délocalisation, sans parler du trublion qu’est l’Open Source. Cependant il est temps de s’interroger sur la formation des hommes et les femmes qui intègreront ce secteur dans le années à venir.

A noter :

  • les propos de Paul Hermelin, président de Cap Gemini Ernst & Young, qui estime que le secteur devrait subir une délocalisation comparable à celle de l’industrie textile.
  • Un article complet du Monde.
  • Enfin un article du Monde Informatique(16 mai) à propos d’une étude du Gartner Group qui enfonce le clou : l’article en question


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A noter cette dépêche sur l’offshore aux USA et les prévisions d’embauche :

- [la dépêche du Monde Informatique->http://www.weblmi.com/news_store/2003_05_07_Embauches_au_plus_ba_38/News_view]

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2003 année de consolidation ?

Thu Jan 9 10:02:32 2003
 

Passons sur les bruits de bottes et autres actes terroristes susceptibles de venir à bout des plus optimistes d’entre nous, pour regarder de plus près le secteur TMT.

Premier angle d’observation, l’investissement. Là au moins les choses sont claires, tout le monde s’accorde à dire que ce sera le calme plat, voire même une légère déflation. On rationalise, avec un seul terme à retenir, mais vous l’avez déjà en tête j’en suis sûr : le ROI (return of investment / retour sur investissement).

Cette volonté de rationaliser devrait rester soutenue en ce qui concerne les back-offices et les serveurs. Un aspect sur lequel Microsoft devrait porter toute son attention cette année, notamment avec sa plate-forme .NET et la cohorte des outils associés, depuis le rich media en passant par l’EAI.

L’année 2003 sera-t-elle alors celle de l’affrontement entre Microsoft et les solutions Open Source sur le front des back offices ? Après avoir balayé d’un revers de la main ce concurrent venu d’ailleurs, Microsoft se bat aujourd’hui à coût d‘études et d’enquêtes démontrant la moindre “ business value “ des solutions Open Source. Preuve s’il en était qu’un premier pari est gagné pour les outils Open Source.

Doit-on alors s’attendre à mieux ? Peut-être, peut-être pas. Les parts de marchés conquises jusqu‘à présent le sont très largement dans le domaine de prédilection du monde Open Source : Internet et son infrastructure (messagerie, sécurité, WEB). Conquérir les autres pans du marché réclamera, c’est certain, plus d‘énergie et de maturité.

Enfin, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, l’adoption massive de l’Open Source a marginalisé les purs players et les acteurs historiques de ce secteur. Aujourd’hui au catalogue de tout prestataire, l’Open Source ne permet pas la survie économique de grands éditeurs ou SSII dédiés. Les généralistes seront-ils à la hauteur des challenges de l’année ? Faut-il inventer un nouvel acteur économique du libre ? C’est à voir… En 2003.

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bonjour

open Source est une terme considéré par les xprts en informatique Libre comme désuet. C’ets un terme issu d’une divergence temporaire entre partisan et réfractaire à l’aspect radical de l’informatique Libre. Ceux qui utilisent le terme Open Source orientent leur public vers des solutions informatiques moins pérennes, car derrière ces deux mots clés il y a une réflexion stratégique fondamentamentale quant à la pérennité des solutions informatiques.

Alors, ne devriez-vous pas plutôt prendre comme solgan “solutions informatiques Libre” ?

En espérant que la cohérence du message (utilisez le terme informatique libre plutôt que Open Source) l’emportera sur la peur de se déjuger.

Lien utile :
http://fsfeurope.org/documents/whyfs.fr.html