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Le poste de travail a toujours été perçu comme une plaie. Indispensable, il faut en assurer le fonctionnement quand en réalité la plupart des directions informatiques voudraient s’en détacher et oublier dans le même mouvement sa cohorte de problèmes. D’ailleurs, ce poste est aujourd’hui celui dont l’exploitation est le plus souvent externalisée.

Le problème c’est qu‘à laisser l’utilisateur se débrouiller avec son poste de travail, on a progressivement laissé disparaître des éléments clefs du système d’information y compris de la logique métier, capturée dans d’obscures macros . Ce comportement est suicidaire. La pression sur les licences imposées par certains éditeurs n’agissant dans ce contexte que comme un puissant révélateur.

Il est désormais plus que temps de repenser le poste de travail, en s’attachant à redonner au document, à l’information, toute son importance. Par chance deux mouvements de fonds s’additionnent aujourd’hui pour nous aider dans cette refonte du poste de travail : XML et le logiciel libre.

  • XML en définissant le socle commun à tous les documents de l’entreprise.

Un socle sur lequel l’ensemble des traitements et processus pourront se greffer. Pourquoi en effet continuer à laisser dans un tableur des processus dont le contrôle est fondamental pour l’entreprise ?

  • Le logiciel libre en garantissant la maîtrise des outils et leur disponibilité, voire leur pérennité.

Car plus que le coût, c’est bien cette ré-appropriation de l’outil qui est fondamentale. Une ré-appropriation qui seule peut garantir l’exploitation des documents et de l’information dans le temps.

Alors puisque c’est l‘été, prenez le temps de regarder deux logiciels à mon sens essentiels :

  • Mozilla
  • OpenOffice

Le premier parce que derrière le navigateur mis en avant, se cache une plate-forme XML de choix pour créer des applications client/serveur (banque, agence de voyage, terminaux de saisie),

Le second parce qu’en plus d’offrir un remplacement brillant à son concurrent payant, le stockage en XML des documents et la possibilité de créer ses propres transformations XSL replace l’outil bureautique dans la chaîne de traitement des documents.

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Il y a quelques jours se tenait le Salon des Maires et des Collectivités Locales à la Porte de Versailles. L’occasion de faire un point sur les expériences des uns et des autres en matière de logiciel libre et Open Source.

Que nous dit-on ? Une chose qui peut surprendre : malgré des acteurs publics désormais plutôt favorables au logiciel libre, et des incitations explicites à proposer de telles solutions, nombre d’appels d’offres ne voient arriver aucune réponse en ce sens et l’usage du libre repose encore très largement sur le seul enthousiasme des donneurs d’ordres.

Ce manque de réactivité ne peut trouver son origine que chez les acteurs économiques, ou au niveau du logiciel libre lui-même. Que peut-on dire des sociétés commerciales ?

Intéressons-nous dans un premier temps aux purs players : Alcove, IdealX, Easter-Eggs… Ce n’est pas leur faire outrage que de préciser qu’il s’agit, dans tous les cas, de petites structures, ce qui limite nécessairement le périmètre des missions. A ceci il faut ajouter les contraintes en terme de négociation, de réseau, et de pratique des appels à candidatures publics.

Qu’en est-il dans ce cas des leaders du service informatique, qui se sont naturellement appropriés le libre ? Mon sentiment est qu’au-delà des déclarations de façade, il reste économiquement plus rentable pour ces acteurs de proposer des solutions propriétaires en continuant ainsi à bénéficier des cycles « vertueux » (version, certification, mise à jour,...).

Et le logiciel libre dans tout ça? Répond-il seulement aux attentes des simples utilisateurs ? Pas si sûr. Victime de ses origines, la communauté méprise et convoite tout à la fois l’utilisateur final, avec ses exigences et son incapacité à s’intéresser à la technique. Il en résulte un marketing parfois désastreux, des inadéquations majeures aux contraintes en vigueur dans les entreprises, et au final, des difficultés supplémentaires pour les acteurs commerciaux du libre.

Que conclure ? Le logiciel libre a incontestablement gagné son premier pari. Parti de zéro il est devenu un acteur incontournable de l‘édition logicielle alors même que la concurrence y est féroce. Mais il reste de l’espace à conquérir pour espérer modifier en profondeur les pratiques du secteur.

Le défi n’est désormais plus technique, mais « politique ». Il s’agit de convaincre, et d‘étendre la communauté aux utilisateurs finaux non-techniciens. Ceux la même qui constituent le coeur de cible du système de l‘édition propriétaire. Cette conquête exigera de nouveaux profils, plus orientés clients. Charge à la communauté de les attirer et de les écouter, directement ou en en donnant les moyens à ses acteurs privés.

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Bullet

Tout service mérite salaire!

Sat Nov 16 12:24:59 2002
 

Après Red Hat Software, Yahoo annonce un service à valeur ajoutée payant sonnant le glas du tout publicitaire, et finalement d’un mythe, celui du tout gratuit.

Internet à un coût, les services fournis ont un coût et il était donc un peu vain  de croire que personne n’allait en payer la facture.

Ce retour à la réalité a t il un impact sur le logiciel libre? Pour y voir plus clair peut être faut il tout simplement dire les  choses : Un logiciel libre, est gratuit mais n’a pas pour autant aucune valeur.

Des entreprises collaborant à un logiciel libre vont donc se rémunérer en rendant service sur la base du savoir faire acquis pour constituer cette valeur ajoutée.

Mais quel est donc l’intérêt de l’utilisateur, me direz vous alors, si finalement il ne s’agit que de présenter la facture différemment.

Tout est dans le montant de la facture. En optant pour un modèle de travail souvent open-source, et en tout cas  collaboratif on gagne en productivité.

Une société, réinventant la roue seule de son coté ne pourrait opposer de solution compétitive à terme face à des concurrents proposant des solutions construites sur le modèle du logiciel libre et de l’open-source. Sauf à être en solution de monopole…

Alors finalement, soyons heureux, certes il faut payer, même avec le logiciel libre, mais payer moins! Nul doute que cet aspect n‘échappera pas à nos directeurs financiers.

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