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C'est le langage qui provoque une grimace dans 80% des cas, celui qu'on confond une fois sur deux avec Java, le mal aimé des langages du Web. Pourtant avec l'explosion des applications web riches, qu'il s'agisse de simples widgets ou d'applications plus lourdes (gmail, zimbra...), Javascript est au coeur des préoccupations de ceux qui font l'Internet aujourd'hui.

Il y a les précurseurs, la Mozilla Foundation avec Spider Monkey, l'interpréteur javascript au coeur de toutes les applications de la fondation (Firefox, Thunderbird). Depuis peu dopé par Tamarin; l'interpréteur JIT d'Adobe désormais Opensource.

Il y a les challengers établis comme Webkit qui motorise le Safari d'Apple notamment. Une nouvelle version (nom de code "SquirrelFish Extreme") vient de sortir et propose un moteur Javascript encore plus rapide.

Enfin il y a les nouveaux entrants comme Google Chrome, qui bien que bâti sur le noyau de WebKit utilise son propre moteur Javascript : V8, lui aussi sensé être plus rapide.

Adobe, Google, Mozilla, ils sont tous là (exception faite de Microsoft) et ce n'est pas un hasard. Javascript est en effet le langage "glue" des applications Web. Celui qui assure la liaison entre le navigateur et le modèle objet des documents manipulés (DOM), celui qui assure les communications asynchrones d'AJAX. Bref c'est le nerf de la guerre avec XHTML et les CSS.

A noter que la norme officielle est Ecmascript... Logiquement définie par l'ECMA. Chaque éditeur donne ensuite un nom qui lui est propre au langage en fonction des bibliothèques d'objets ajoutées à la base : Ainsi Adobe parlera d'ActionScript dans Flash et on emploie Javascript dans le contexte d'un navigateur depuis Netscape. Microsoft pour sa part utilise le terme Jscript.
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Web 2.0 : Au dela de la bulle

Thu Nov 30 22:05:16 2006
 

Le Web 2.0 est la nouvelle coqueluche. A tel point qu’il convient peut-être de se méfier. Bulle vous avez dit bulle ? A moins que la vérité ne soit ailleurs…

Derrière le Web 2.0 il y a moins une révolution qu’une évolution technologique, voire même une heureuse coincidence conjoncturelle.

Concrètement il ne s’agit en effet que de l’arrivée à maturité d’une poignée d’ingrédients :

- Un modèle pour manipuler la structure des documents : DOM – De quoi contrôler l’apparence : CSS – Un langage de script coté navigateur : Javascript – Un composant pour émettre des sous-requêtes

Et naturellement des navigateurs capables de comprendre le tout de manière quasi identique.

Voilà ce qu’est le Web 2.0 du point de vue technologique. Comme monsieur Jourdain vous avez donc toutes les chances de faire de la prose sans le savoir et sinon cela ne devrait pas tarder.

Je ne dis pas que tout celà n’améliore pas “l’expérience utilisateur”, mais en réalité je pense que la vérité est ailleurs, au delà de la bulle technologique (car s’en est bien une).

Ce qui importe dans le Web 2.0 c’est le renversement des rôles qui l’accompagne avec un spectateur qui devient acteur et même auteur/producteur, au delà du bouleversement musical induit par le peer to peer.

Souvenez-vous. Le P2P avait permis à des consommateurs sans histoire de constater qu’au final ils étaient encore les mieux placés pour produire leur “set” musical (en tout cas mieux placés que les majors)...

Une liberté d’assemblage (le “mashup”) rapidement étendue à l’information avec l’aggrégation des flux RSS (cf Netvibes) ou encore déclinée avec les ontologies (cf Del.icio.us ou Flickr).

Mais l’arbre Web 2.0 cache plus : la mort du consommateur spectateur avec la production indépendante du contenu (cf les blogs), sa mise à disposition (cf le podcast), sa valorisation (cf youtube).

Ce bouleversement aura à mon sens au moins deux effets :

- la mise en concurrence des sources d’informations, avec l‘émergeance de références alternatives – l’explosion du modèle de médiatique existant à la manière de ce que subit le disque aujourd’hui.

Au delà de l’effet de mode Web 2.0 c’est donc la phase 2 de la révolution Internet qui se joue.

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