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Il y a quelques jours se tenait le Salon des Maires et des Collectivités Locales à la Porte de Versailles. L’occasion de faire un point sur les expériences des uns et des autres en matière de logiciel libre et Open Source.

Que nous dit-on ? Une chose qui peut surprendre : malgré des acteurs publics désormais plutôt favorables au logiciel libre, et des incitations explicites à proposer de telles solutions, nombre d’appels d’offres ne voient arriver aucune réponse en ce sens et l’usage du libre repose encore très largement sur le seul enthousiasme des donneurs d’ordres.

Ce manque de réactivité ne peut trouver son origine que chez les acteurs économiques, ou au niveau du logiciel libre lui-même. Que peut-on dire des sociétés commerciales ?

Intéressons-nous dans un premier temps aux purs players : Alcove, IdealX, Easter-Eggs… Ce n’est pas leur faire outrage que de préciser qu’il s’agit, dans tous les cas, de petites structures, ce qui limite nécessairement le périmètre des missions. A ceci il faut ajouter les contraintes en terme de négociation, de réseau, et de pratique des appels à candidatures publics.

Qu’en est-il dans ce cas des leaders du service informatique, qui se sont naturellement appropriés le libre ? Mon sentiment est qu’au-delà des déclarations de façade, il reste économiquement plus rentable pour ces acteurs de proposer des solutions propriétaires en continuant ainsi à bénéficier des cycles « vertueux » (version, certification, mise à jour,...).

Et le logiciel libre dans tout ça? Répond-il seulement aux attentes des simples utilisateurs ? Pas si sûr. Victime de ses origines, la communauté méprise et convoite tout à la fois l’utilisateur final, avec ses exigences et son incapacité à s’intéresser à la technique. Il en résulte un marketing parfois désastreux, des inadéquations majeures aux contraintes en vigueur dans les entreprises, et au final, des difficultés supplémentaires pour les acteurs commerciaux du libre.

Que conclure ? Le logiciel libre a incontestablement gagné son premier pari. Parti de zéro il est devenu un acteur incontournable de l‘édition logicielle alors même que la concurrence y est féroce. Mais il reste de l’espace à conquérir pour espérer modifier en profondeur les pratiques du secteur.

Le défi n’est désormais plus technique, mais « politique ». Il s’agit de convaincre, et d‘étendre la communauté aux utilisateurs finaux non-techniciens. Ceux la même qui constituent le coeur de cible du système de l‘édition propriétaire. Cette conquête exigera de nouveaux profils, plus orientés clients. Charge à la communauté de les attirer et de les écouter, directement ou en en donnant les moyens à ses acteurs privés.

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Concurrence accrue, obligation de profitabilité, les entreprises privées sont-elles les mieux placées pour percevoir les tenants et les aboutissants des TIC ?

L’euphorie passée, elles tentent de rentabiliser leur activité au plus juste, renvoyant les TIC à leur expression la plus simple : une affaire de technologie.

Les collectivités territoriales sont, elles aussi, soumises aux conditions du marché et se doivent d’assurer l‘équilibre de leur budget. Cependant, quand l’entreprise privée doit répondre à de sévères impératifs à court terme, au risque, comme on le constate ici ou là, d’hypothéquer la recherche et l’avenir, la collectivité territoriale obéit pour sa part à des contraintes totalement différentes.

Ancrées dans leurs territoires, et redevables devant les habitants, les collectivités territoriales semblent aujourd’hui être les seules à se poser les questions essentielles : – problème du présentiel et de l’accès; – logiques d’appropriation auprès des agents et des habitants; – diffusion des contenus & création des services.

De fait, on voit aujourd’hui des villes et des régions dépasser les logiques projet pour se replacer dans le moyen terme. Développement durable, disiez-vous ?

Reste à ne pas se laisser griser, quitte à coller pour cela à cette politique des petits pas qui fait le succès des TIC chez les PME.

Quelques sites intéressants :

  • ATICA (Agence pour les TIC dans l’Administration);
  • Un label pour les villes sur www.villes-internet.net;
  • ADULLACT : une association souhaitant coordonner les efforts des collectivités et de l’administration
  • ARTESI (Agence Régionale des Technos de la Société de de l’Information).


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