Web Science for Entrepreneurs
Bullet

XML, Episode II

Sun Dec 1 18:44:06 2002
 

Il faut laisser du temps au temps, même en informatique. Non il n’est pas question de start-up ou du Nasdaq mais bien de communication. XML existe maintenant depuis quelques années et l’on commence enfin à voir la technologie s‘éclipser pour laisser place aux métiers, et c’est une bonne chose.

XML, Soap posaient les bases de moyens d‘échanges accessibles au plus grand nombre des entreprises. Mais cela restait comme une autoroute sans voiture. Il fallait faire de l’XML, en faire un point c’est tout. Tous les éditeurs, depuis la bureautique en passant par les bases de données ont donc ajouté cette corde à leur arc. Mais pour en faire quoi?

Maintenant on va le savoir. Entre les normalisations sectorielles d’EbXML, les administrations qui étudient leurs propres schémas, la presse qui dispose déjà du sien, XML quitte le giron des techniciens pour enfin entrer dans celui des utilisateurs. Il ne faut pas attendre LA norme, celle qui engloberait tous les échanges mais des éléments métiers et c’est déjà bcp.

Adieu donc les mécaniques complexes, Internet a fait son oeuvre, et l’EDI s’ouvre à toutes les entreprises. Et si finalement loin des étoiles filantes du web la révolution Internet était là : dans ces échanges et dans le gain de productivité qui en résulte.

__- Tous sur EbXML http://www.ebxml.org/, – Les différents protocoles d‘échanges bâtis sur XML http://www.xml.org/xmlorg_registry/index.shtml
.
__

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Tout service mérite salaire!

Sat Nov 16 12:24:59 2002
 

Après Red Hat Software, Yahoo annonce un service à valeur ajoutée payant sonnant le glas du tout publicitaire, et finalement d’un mythe, celui du tout gratuit.

Internet à un coût, les services fournis ont un coût et il était donc un peu vain  de croire que personne n’allait en payer la facture.

Ce retour à la réalité a t il un impact sur le logiciel libre? Pour y voir plus clair peut être faut il tout simplement dire les  choses : Un logiciel libre, est gratuit mais n’a pas pour autant aucune valeur.

Des entreprises collaborant à un logiciel libre vont donc se rémunérer en rendant service sur la base du savoir faire acquis pour constituer cette valeur ajoutée.

Mais quel est donc l’intérêt de l’utilisateur, me direz vous alors, si finalement il ne s’agit que de présenter la facture différemment.

Tout est dans le montant de la facture. En optant pour un modèle de travail souvent open-source, et en tout cas  collaboratif on gagne en productivité.

Une société, réinventant la roue seule de son coté ne pourrait opposer de solution compétitive à terme face à des concurrents proposant des solutions construites sur le modèle du logiciel libre et de l’open-source. Sauf à être en solution de monopole…

Alors finalement, soyons heureux, certes il faut payer, même avec le logiciel libre, mais payer moins! Nul doute que cet aspect n‘échappera pas à nos directeurs financiers.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Linux est mort, vive Linux !

Sat Nov 16 12:21:12 2002
 

C’est un peu brutal, et pourtant. Oui, Linux sur le poste client est bel
et bien enterré. Les principaux éditeurs de distributions “grand public”,
dont Red Hat essuient en effet des revers
douloureux et c’est l’ensemble du modèle qui est remis en cause.

Finalement, est-ce surprenant? Linux sur le poste client est comme un
appartement. Il est bien conçu, mais il n’existe pas de meubles pour aller avec et vos meubles ne sont pas adaptés. Allez-vous l’acheter? Non.

Linux n’est pas un produit extra-terrestre et peut importe le business model ou le prestataire, comme tous les produits
il doit rendre service, où rester à la marge du monde commercial. Linux
sur le poste client est comme une voiture GPL. Pour le moment il n’a pas
de carburant.

Que conclure ? La conquête du poste client n’est plus. Mais qui peut lire dans
l’avenir ? Qui peut exlure le choc pétrolier, qui pourra donner du
sens et du carburant à un Linux au bureau…

Enfin, une conquête demeure, et là les trophées s’accumulent : Linux sur
le serveur prend tout son sens. A l’opposé de son usage domestique, Linux
sur le serveur apporte une gamme complète de services. Mieux il rend ces
services avec robustesse et brio pour un coût compétitif. Alors vive Linux !

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Après l'ivresse, la reprise

Sat Nov 16 12:17:35 2002
 

Il fait beau, il fait chaud, c’est l‘été! Pendant quelques semaines vous serez loin, là-bas, au delà de toute couverture GSM, les pieds dans l’eau. Le temps, peut-être, de remettre les choses en perspectives.

Rappelez-vous! L‘été, la jeunesse, les amours de vacances, le choc des sentiments contradictoires entre joie et tristesse à la rentrée.

L’enfant terrible du moment n’y a pas échappé. Les nouvelles technologies nous auront tout fait ces derniers mois. Vraiment tout! La croissance à deux chiffres, la crise d’adolescence, les amours contrariés…

Alors, à la rentrée, vous allez revenir, mi-figue, mi-raisin, entre l’amertume d’une période d’exaltation intense qui s‘éteint et la joie d’avoir passé une étape.

Car n’en déplaise aux pessimistes de tous poils, la crise est passée, et les nouvelles
technologies sont toujours là. Le secteur  a muri, il a évolué, mais il répond présent au milieu des soubresauts de la conjoncture.

Aller, haut les coeurs, le vent de folie s’est tu, il faut maintenant regarder droit devant,  et conquérir.

Bonnes Vacances!

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Le Net en temps de crise

Sat Nov 16 12:09:46 2002
 

On s’est beaucoup interrogé, notamment en pleine
période euphorique, sur la capacité du net à résister
à la charge.

L’Internet, en tant qu’infrastructure, pouvait-il supporter
un afflu de connectés important? La saturation ne pointait-elle pas le bout de son nez? Le Net n‘était-il pas au bord de l’implosion ?

Les drames ont parfois ce mérite d’exhiber l’essentiel. La série d’attentas aux USA est de ceux là. Le net a plié comme le roseau, mais a tenu bon, réduit à son essence : relier les hommes. Mieux il s’est avéré être l’un des rares
média à fonctionner encore, probablement parce que son architecture si décentralisée et souvent décriée, est aussi une force.

Hors du drame ponctuel, mais toujours au coeur du media, le Net est
aussi le moyen d’expression de groupes opprimées, rattachés au monde
par la capilarité considérable du Net.

Finalement, au dela des guerres de protocoles, de services, de rentabilité,
d’exploitation du net en général, le plus important est peut-être de retenir
que les situations valident jour apres jour un nouveau media de référence.
Impossible à localiser, il n’en est pas moins disponible partout,
à tout moment, “up and running”.

0 comment(s) - Start your own! -

Concurrence accrue, obligation de profitabilité, les entreprises privées sont-elles les mieux placées pour percevoir les tenants et les aboutissants des TIC ?

L’euphorie passée, elles tentent de rentabiliser leur activité au plus juste, renvoyant les TIC à leur expression la plus simple : une affaire de technologie.

Les collectivités territoriales sont, elles aussi, soumises aux conditions du marché et se doivent d’assurer l‘équilibre de leur budget. Cependant, quand l’entreprise privée doit répondre à de sévères impératifs à court terme, au risque, comme on le constate ici ou là, d’hypothéquer la recherche et l’avenir, la collectivité territoriale obéit pour sa part à des contraintes totalement différentes.

Ancrées dans leurs territoires, et redevables devant les habitants, les collectivités territoriales semblent aujourd’hui être les seules à se poser les questions essentielles : – problème du présentiel et de l’accès; – logiques d’appropriation auprès des agents et des habitants; – diffusion des contenus & création des services.

De fait, on voit aujourd’hui des villes et des régions dépasser les logiques projet pour se replacer dans le moyen terme. Développement durable, disiez-vous ?

Reste à ne pas se laisser griser, quitte à coller pour cela à cette politique des petits pas qui fait le succès des TIC chez les PME.

Quelques sites intéressants :

  • ATICA (Agence pour les TIC dans l’Administration);
  • Un label pour les villes sur www.villes-internet.net;
  • ADULLACT : une association souhaitant coordonner les efforts des collectivités et de l’administration
  • ARTESI (Agence Régionale des Technos de la Société de de l’Information).


0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Faut-il céder à l'humeur ambiante?

Sun Sep 15 19:20:44 2002
 

Le moral des entrepreneurs et du marché est en berne, faut-il suivre ?

À en croire les médias, noir, c’est noir, et les TIC n’en finissent plus de toucher le fond. Certes les âmes sensibles peuvent s’abstenir d‘écouter Jean-Pierre Gaillard quotidiennement. Mais il faut quand même rester raisonnable.

Tout d’abord les sociétés cotées ne sont pas tout et un bon nombre d’entreprises, il est vrai de taille plus modeste, se comportent plutôt bien.

Autre point, il faut cesser de se voiler la face, en faisant mine de croire qu’on peut exiger d’une entreprise qu’elle sorte des taux de croissance à deux chiffres quand on s’extasie de croissance à 5% dans les secteurs traditionnels. Vendre du rêve c’est bien tant qu’on n’est pas le dernier maillon de la chaîne et le dindon de la farce.

Enfin la bourse n’est pas tout, je n’irai pas jusqu‘à parler d‘épiphénomène, mais quand même. Il ne faudrait pas qu’un miroir aux alouettes face oublier la réalité. Et la réalité n’est pas si sombre. Bien sûr, comme après toute période de croissance (et n’oublions pas que les Etats Unis ont bénéficié de 10ans de croissance), un réajustement s’opère, mais les fondamentaux, la réalité de l‘économie, ne sont pas en chute libre et, ça et là, on voit réapparaître des éléments positifs.

Quid du secteur des TIC? Le secteur a fait sa mue, il est probablement moins intéressant pour les investisseurs du week-end, mais il reste un média, des outils, qui vont contribuer à réformer en profondeur les processus de l’entreprise.

Alors courage, ce n’est plus Hollywood, mais changer le quotidien des entreprises est aussi une source de satisfaction.

3 comment(s) - Start your own! -

On me fait remarquer, il s’agit d’une vision d‘économiste que :

les gains de
productivité par les TIC sont encore à l’oeuvre, de façon très
dynamique, et porteurs de reprise. De toutes façons, il faut investir
dans ce qu’ils permettent, sauf à être dépassés en termes concurrentiels.

Ce que confirme l’amélioration de la productivité américaine au troisième trimestre, et ceci malgré la récession.

La bulle Internet a, c’est un fait, entraîné un traitement très médiatique de l’actualité économique.

Cela n’aurait pas dû influencer les professionnels du secteur, mais bizarrement l’image et le discours, semblent dépasser la logique des chiffres.

A moins que l’informatisation des marchés financiers n’amplifie les réactions.

Je suis assez d’accord sur cette analyse.

Le problème est que , comme d’habitude, la presse en rajoute et noircit le tableau de facon simpliste.

La conséquence est une ambiance morose et souvent des décisions longues à prendre pour les projets informatiques.