Web Science for Entrepreneurs
Bullet

Top news

Mozilla Thunderbird 3 enfin !

Wed Dec 9 14:29:12 2009

O3B : de l'internet pour tous

Mon Sep 29 17:00:33 2008

La riposte graduée par le X

Mon Sep 29 16:45:38 2008

Google Chrome, beta^2

Fri Sep 26 14:07:05 2008

Oracle lance sa propre appliance

Fri Sep 26 10:33:42 2008
Bullet

Les pépites de Microsoft

Mon Dec 21 22:29:11 2009
 

J'ai souvent la dent dure contre Microsoft, tant il est vrai qu'avec autant de potentiel certains faux pas sont durs à avaler. Mais cette fois ci c'est une pépite de celles qu'on découvre parfois dans les méandre de l'écosystème Microsoft  qui m'intéresse : les DSL Tools. Un projet qui a mis du temps à murir et que j'ai expérimenté ces derniers temps dans un projet métier..

Il s'agit d'un ensemble d'outils complémentaires à Visual Studio (d'ailleurs une  autre réussite de Microsoft) dédiés à la création d'outils métiers, notamment via les DSL (domain specific languages).

Quand on crée une entreprise, un nouveau métier, on est rapidement confronté à la mise en oeuvre de processus, de workflows, pas forcément miscibles dans les outils existants. Les DSL permettent de modéliser ces éléments spécifiques de manière à mon sens plus opérationnelle.

Le problème est qu'au delà du DSL en lui même (peu importe comment vous l'avez défini) il faut disposer d'outils pour le travail au quoditien.

Avec les DSL tools Microsoft offre une réponse séduisante à cette problématique : création d'éditeur graphique pour le langage, générateur de documentation et de rapport, intégration visual studio pour les techniciens ou au contraire fonctionnement isolé pour vous et moi.

Après avoir renoncé à obtenir un exemple fonctionnel de GMF (l'alter égo pour éclipse) je reconnais  avoir été séduit par les DSL Tools. Quelques soirées auront suffit pour disposer d'un éditeur graphique conforme aux  problématiques métiers du projet  et parfaitement utilisable en production.

La documentation est encore assez anecdotique, mais j'ai pu trouver en quelques heures des exemples tout à fait fonctionnels et assez didactiques. Nous parlons d'une beta et le résultat est bluffant.

Environnement de développement Environnement cible

0 comment(s) - Start your own! -

La DIACT (ex et future DATAR) a récemment publié un rapport argumenté concernant - notamment - les zones blanches du numérique. En résumant de manière brutale les choses, plus vous vous éloignez des centres urbains et moins l'offre numérique est riche et bon marché.

C'est un vrai problème pour les créateurs dans les nouvelles technologies mais aussi pour tout entrepreneur car le handicap lié à la médiocrité de l'offre disponible est considérable que  l'activité soit locale ou dématérialisée.

Si l'on prend l'exemple d'une société Parisienne, celle-ci peut disposer d'une offre dégroupée pour 30€/mois et dispose même peut-être d'un accès 100Mbps, elle peut tout à fait mettre en oeuvre un central téléphonique IP pour quelques euros par mois (en réalité moins de 2 euros par mois, par ligne illimité en fixe) sans parler de la box qui suffit largement pour le fax.
Elle est part ailleurs dans des conditions privilégiée en ce qui concerne l'envoi et la réception de sa correspondance (express ou traditionnelle).

En zone rurale cette entreprise a toutes les chances de ne pas avoir accès au dégroupage. Même en supposant que son Opérateur lui proprose la téléphonie par IP celle-ci sera limitée par la bande passante allouée et par l'opération de collecte ADSL.

Dans la pratique il faudra se tourner vers l'opérateur historique, vous conserverez votre abonnement, et faute de pouvoir faire transiter de manière fiable la VOIP y ajouterez plusieurs lignes. Bien sur vous pouvez aussi payer des liaisons SDSL mais dans ce cas les prix s'envolent.

On peut considérer cet état de fait comme immuable et structurel dans un pays disposant d'un vaste territoire rural. Mais on peut aussi s'étonner que cette fracture s'étende avec les nouvelles technologies. D'autant que les projets WIMAX sont morts et enterrés (qui se souvient encore d'une licence nationale...), qu'on voit les opérateurs se regarder en chien de faënce sur la coûteuse et très élitiste fibre et qu'il a déjà été bien difficile de faire partager une antenne à trois opérateurs.

Alors que l'état songe à investir pour autre chose que son fonctionnement quotidien il serait probablement temps de batîr avec les régions un vrai plan d'action pluriannuel en matière d'infrastructure de communication (on pourrait presque regretter le défunt plan) pour succeder à celui qui aujourd'hui encore sert de base à l'essentiel, notre réseau téléphonique filaire des années 70.

0 comment(s) - Start your own! -

Alors qu'SFR annonce avoir digéré Neuf, Orange pour sa part rechigne à subventionner le cinéma, bref il va devenir compliqué d'y voir clair. Déjà Free et sa télé avait mis un pavé dans la marre en inaugurant un nouveau moyen de diffuser. Ceci alors que coté satellite Canal jouait les ogres.

Tout ça pourrait ne pas avoir vraiment d'importance, sauf que :

Il y a pour le Cinéma français un vrai bouleversement des sources de revenu. A ce sujet si Orange veut produire ses chaînes de cinéma, on ne voit pas au nom de quoi elle contribuerait moins que les autres à la production française?>

Il y a aussi l'accès au contenu. On l'a vu avec la non-diffusion de TF1 et M6 sur le bouquet Free.

Ce qui est compliqué dans cette affaire c'est le mélange des genres, entre des chaînes qui, détentrices de licences concédées par l'état, se doivent d'en respecter les règles et, dans le même temps, des sociétés privées donc potentiellement libres de choisir librement leurs partenaires.

On devine que certains voudraient le beurre et l'argent du beurre. Probablement faut-il tout remettre à plat, entre la production, la diffusion et le transport des biens culturels et d’information. Mais il ne faut hélas pas rêver, le législateur étant déjà englué dans la riposte graduée sans parler de son propre imbroglio en matière de chaînes d’information.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

IPv6 enfin ?

Mon Sep 29 09:36:18 2008
 

Déjà à la fin de mes études on en parlait comme d'une migration imminente, celà fait maintenant 15 ans! Pourtant le déploiement IPv6 reste anecdotique.

Il est vrai que le NAT (Network Address Translation) est passé par là. Ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose d'ailleurs. Pourquoi rendre accessible de l'extérieur les machines de son réseau quand un simple routeur peut assurer l'essentiel des services sortants?

Sauf que c'est une grande idée qui ne résoud rien. Cela marche tant que les pays occidentaux sont seuls dans la danse. Mais il convient désormais d'intégrer nos amis BRIC & co.

Ainsi c'est le responsable du CNNIC, le NIC chinois comme son nom l'indique, qui jette un froid. La Chine utilise déjà 80% de ses adresses IPv4 et à ce rythme certains opérateurs auront des difficultés à garantir l'accès au réseau pour l'ensemble de leurs clients.

Le NIC chinois pointe des responsables... Les opérateurs. Il est vrai que nous sommes peu à pouvoir choisir notre adresse. Gentils clients nous acceptons en général celle qu'on veut bien nous donner. Ainsi le CNNIC s'inquiete de voir tout le petit monde des FAI contraint de basculer en catastrophe sous IPv6 alors que la technologie est là depuis des années.

Tout est là, les routeurs, le support dans les systèmes d'exploitation, dans les applications nombre d'organismes de recherche utilisent d'ailleurs quotidiennement IPv6. En France Free et Nérim proposent à leurs clients d'obtenir leur propre bloc d'adresse IPv6.

Pour plus d'info :

0 comment(s) - Start your own! -

C'est le langage qui provoque une grimace dans 80% des cas, celui qu'on confond une fois sur deux avec Java, le mal aimé des langages du Web. Pourtant avec l'explosion des applications web riches, qu'il s'agisse de simples widgets ou d'applications plus lourdes (gmail, zimbra...), Javascript est au coeur des préoccupations de ceux qui font l'Internet aujourd'hui.

Il y a les précurseurs, la Mozilla Foundation avec Spider Monkey, l'interpréteur javascript au coeur de toutes les applications de la fondation (Firefox, Thunderbird). Depuis peu dopé par Tamarin; l'interpréteur JIT d'Adobe désormais Opensource.

Il y a les challengers établis comme Webkit qui motorise le Safari d'Apple notamment. Une nouvelle version (nom de code "SquirrelFish Extreme") vient de sortir et propose un moteur Javascript encore plus rapide.

Enfin il y a les nouveaux entrants comme Google Chrome, qui bien que bâti sur le noyau de WebKit utilise son propre moteur Javascript : V8, lui aussi sensé être plus rapide.

Adobe, Google, Mozilla, ils sont tous là (exception faite de Microsoft) et ce n'est pas un hasard. Javascript est en effet le langage "glue" des applications Web. Celui qui assure la liaison entre le navigateur et le modèle objet des documents manipulés (DOM), celui qui assure les communications asynchrones d'AJAX. Bref c'est le nerf de la guerre avec XHTML et les CSS.

A noter que la norme officielle est Ecmascript... Logiquement définie par l'ECMA. Chaque éditeur donne ensuite un nom qui lui est propre au langage en fonction des bibliothèques d'objets ajoutées à la base : Ainsi Adobe parlera d'ActionScript dans Flash et on emploie Javascript dans le contexte d'un navigateur depuis Netscape. Microsoft pour sa part utilise le terme Jscript.
0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Tempête sur la presse informatique

Thu Oct 25 21:22:14 2007
 

La presse informatique a toujours constitué un espace d’expression agité, avec de multiples naissances et autant de morts plus ou moins douces. Toutefois l‘édition online bouleverse la donne impose une mutation sans précédent. Alors y-a-t-il un avenir pour la presse informatique ?

Au risque de choquer mon opinion est que le media importe peu, seul compte le “temps” de l’information et c’est là, à mon sens, tout le risque d’un recentrage sur l’information en ligne.

Le risque c’est de voir disparaître un temps de réflexion, d’analyse, qui souvent a été le propre du media papier (mais il n’en n’a naturellement pas le monopole) au profit d’un simple commentaire émotionnel de l’actualité (le tout emballé dans un marketing de l’information temps reel et du toujours plus rapide).

J’entends naturellement les critiques de ceux qui, à raison, pourraient arguer que nombre de titres n’ont pas attendu d‘être en ligne pour se limiter à l’impression de morceaux choisis des communiqués de presse du moment. Dont acte.

Malgré tout il me semble que ce désamour marque en réalité le repli de la quete du sens. Un repli qu'on peut observer notamment sur l'édition informatique ou des ouvrages de référence sont désormais bien loin des bibliothèques d'élèves ingénieur, remplacés par un contenu approximatif disponible lui, en ligne et gratuitement.

Au delà du changement de média, la question qui se pose est donc de savoir si existe encore un marché pour la "presse" informatique.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Web 2.0 : Au dela de la bulle

Thu Nov 30 22:05:16 2006
 

Le Web 2.0 est la nouvelle coqueluche. A tel point qu’il convient peut-être de se méfier. Bulle vous avez dit bulle ? A moins que la vérité ne soit ailleurs…

Derrière le Web 2.0 il y a moins une révolution qu’une évolution technologique, voire même une heureuse coincidence conjoncturelle.

Concrètement il ne s’agit en effet que de l’arrivée à maturité d’une poignée d’ingrédients :

- Un modèle pour manipuler la structure des documents : DOM – De quoi contrôler l’apparence : CSS – Un langage de script coté navigateur : Javascript – Un composant pour émettre des sous-requêtes

Et naturellement des navigateurs capables de comprendre le tout de manière quasi identique.

Voilà ce qu’est le Web 2.0 du point de vue technologique. Comme monsieur Jourdain vous avez donc toutes les chances de faire de la prose sans le savoir et sinon cela ne devrait pas tarder.

Je ne dis pas que tout celà n’améliore pas “l’expérience utilisateur”, mais en réalité je pense que la vérité est ailleurs, au delà de la bulle technologique (car s’en est bien une).

Ce qui importe dans le Web 2.0 c’est le renversement des rôles qui l’accompagne avec un spectateur qui devient acteur et même auteur/producteur, au delà du bouleversement musical induit par le peer to peer.

Souvenez-vous. Le P2P avait permis à des consommateurs sans histoire de constater qu’au final ils étaient encore les mieux placés pour produire leur “set” musical (en tout cas mieux placés que les majors)...

Une liberté d’assemblage (le “mashup”) rapidement étendue à l’information avec l’aggrégation des flux RSS (cf Netvibes) ou encore déclinée avec les ontologies (cf Del.icio.us ou Flickr).

Mais l’arbre Web 2.0 cache plus : la mort du consommateur spectateur avec la production indépendante du contenu (cf les blogs), sa mise à disposition (cf le podcast), sa valorisation (cf youtube).

Ce bouleversement aura à mon sens au moins deux effets :

- la mise en concurrence des sources d’informations, avec l‘émergeance de références alternatives – l’explosion du modèle de médiatique existant à la manière de ce que subit le disque aujourd’hui.

Au delà de l’effet de mode Web 2.0 c’est donc la phase 2 de la révolution Internet qui se joue.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Comique de répétition

Fri May 19 10:02:23 2006
 

Au secours les brevets reviennent. Tel pourrait être le slogan des partisans de l’Open Source. Après avoir été recalé par deux fois, on s’attend donc de nouveau à discuter de brevetabilité du logiciel au parlement européen.

Il y a deux points irritants dans cette histoire. Tout d’abord le fait que les instances exécutives de l’union européenne semblent vouloir confondre proposition et harcèlement. Que dire en effet du comportement qui consiste, faute d’avoir su faire adopter ses idées, à sans cesse remettre à l’ouvrage un sujet déjà discuté et en son temps rejeté ? Ce n’est pas l’idée que je me fais d’un fonctionnement honnête des institutions.

Enfin, ne doit on pas s’interroger sur la santé mentale des promoteurs (fonctionnaires ou politiques) de cette idée. Car même à supposer que les dits brevets soient une bonne chose (et toute opinion est légitime à ce sujet), on ne peut tout de même pas proposer leur mise en oeuvre dans l’absolu en niant la réalité du terrain.

Et quelle est la réalité européenne ? La réalité c’est que les dépôts de brevets sont fait d’entreprises extérieures à l’union européenne. Si demain on devait autoriser le brevet logiciel, les entreprises européennes, et notamment l’ensemble des PME innovantes de ce territoire, seraient confrontées à une déferlante de brevets déposées par des sociétés rompues à l’excercice.

Au dela du problème de fond, il y a donc un problème politique : défend on dans cette histoire l’intérêt des européens ou bien fait on preuve au mieux de dogmatisme au pire d’accointances facheuses ?

0 comment(s) - Start your own! -

Alors que l’on s’inquiète de voir chercheurs et ingénieurs construire leurs ambitions à l‘étranger, il est urgent de s’interroger sur un effet de bord de cette évasion intellectuelle : l‘état et dans une certaine mesure la représentation nationale ont-ils encore accès à la compétence nécessaire à la rédaction des lois? Une question des plus actuelle au regard des amendements et lois autour de l’Internet et de sa réglementation (notamment la trop fameuse LEN).

Cette triste affaire met en évidence deux facettes d’une même lacune : l’absence évidente de compétences en la matière au sein de l‘état et dans les partis politiques français.

Premier aspect de ce manque, l’absence d’ambition, de vision. Quand on porte un regard extérieur sur les lois françaises en matière d’innovation et de nouvelles technologies sur les 20 dernières années on ne peut être que frappé par une chose : ce sont des lois défensives, des lois fondées sur la peur de l’inconnu. À ce sujet le traitement d’Internet est exemplaire, faute d’en comprendre l’essence, on commence par y voir un risque, un repère du vice et de la fraude avant que de rectifier le tir
à coup de maigres incitations quand la bataille c’est finalement jouée ailleurs.

Faute de comprendre, on craint tout et n’importe quoi et on réglemente la tête dans le sable. On craint même la justice au point d’enchaîner notre jurisprudence dans des textes plus alambiqués les uns que les autres. Comme si, exception française, nos juges étaient incapables d‘établir par eux même une jurisprudence de bon sens sur un sujet, l’Internet, qui n’est quand même pas dans la quatrième dimension.

Un cas particulièrement représentatif de cette situation est la gestion calamiteuse du « défunt » .fr (l’extension des noms de domaines Internet réservée à la France). Alors qu’il était possible de fonder les plus grands espoirs quant à l’utilisation de cette extension pour promouvoir la France, son expertise, son savoir faire et faire des noms en .fr une marque, un label « France » dans le monde, on a littéralement bétonné les choses sous un carcan d’obligations et de restrictions masquant avec peine l’absence de vision perspective. La peur de l’inconnu, toujours.

Cela a tellement bien fonctionné que le .fr est désormais marginal, dilué dans la masse des pays les plus exotiques. Alors aujourd’hui, après la bataille, on voit l’Afnic se lancer à l’assaut du salon des entrepreneurs pour dire que désormais tout est possible. C’est un peu tard, un peu court. La France n’a rien vu passer, seule dans sa bulle, elle n’aura finalement rien apporté à personne. Ni à ses entreprises, ni à la gestion du sujet dans le monde.

Il en va hélas des noms de domaines comme des lois. Faute de comprendre, la France se joue son film, sans même imaginer que son droit se marginalise lui aussi quand il aurait pu aller de l’avant et inspirer au delà des frontières. Le droit français n’est déjà plus celui des sociétés, il ne sera pas non plus celui de l’Internet.

Hélas l’absence d’expertise ne limite seulement l’envergure de nos ambitions, elle transforme aussi les modalités de fonctionnement de la représentation nationale et de l‘état. Faute d’expertise, on voit se transformer l’assemblée en cour de jeu pour lobbyistes. Même Nicole Fontaine finira par admettre être l’objet de fortes pressions de la part d’associations familiales qui à défaut de voir le diable dans Internet y voit déjà Sodome et Gomorrhe…

Qu’on regarde un peu les amendements déposés. Certains décidément n’ont pas peur du ridicule. Entre intérêts catégoriels et revendications surréalistes décidément tout porte la marque de l’ignorance crasse. Mais que fait-on au PS ou à l’UMP? Il est urgent d’agir, les cours de rattrapage s’imposent.

Nos politiques seraient-ils de si mauvais élèves? Certes leur capacité à écouter est passablement émoussée mais cela serait un peu facile d’en rester là. Car en effet, qui donc ont-ils à écouter?

Le cas du logiciel libre est éclairant en la matière. Quand toute l’Europe jusqu‘à l’Amérique se penche sur le sujet on peine à nous exhiber la moindre cellule de réflexion dans les ministères ou dans les partis.

Il faut agir, alors qu’il apparaît clairement que l’avenir de la France est suspendu à sa capacité d’innovation. Nos politiques doivent apprendre, s’entourer, réfléchir, et proposer des caps ambitieux pour aller de l’avant.

Mise à jour :

On peut, comme me le suggère un ami inspiré, nuancer en arguant :

  • qu’il est mal de désigner sous un vocable fourre-tout l’ensemble des associations familiales. Ainsi l’Unaf qui a su monter au créneau avec un avis pertinent sur le sujet,
  • qu’il est tout aussi mal de négliger la protection de mineurs fragiles (même si dans ce cas, il s’agit moins d’Internet que d‘éducation parentale et qu’après tous les moyens de contrôle locaux existent),
  • qu’il est très réducteur de dire que les gouvernements successifs sont restés inactifs.

Il reste une absence de souffle, un manque d’orientation. Bref un esprit de conquête sur des sujets dont la maîtrise est un pré-requis à nos ambitions futures…

Enfin, pour ceux qui souhaiterait se faire par eux même une opinion plus précise, les éléments adoptés en deuxième lecture sont disponibles sur le site de l’“Assemblée Nationale”: http://www.assemblee-nationale.fr/.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

2004 Année clef pour l'Open Source

Fri Jan 9 14:20:41 2004
 

Alors que les opérations de rationalisation se poursuivent dans les entreprises, les logiciels Open Source continuent leur chemin notamment en matière d’infrastructure de communication (Web, mail, serveurs de fichiers). Une progression suffisamment importante pour faire passer le leader mondial du logiciel du dédain à la campagne de lutte mondiale , “chiffres” à l’appui.

Un tel baroud d’honneur pourrait laisser penser à tort que la guerre est gagnée, cela serait oublier qu’il reste une conquête de taille pour le logiciel Open Source… Celle qui au delà de l’infrastructure lui permettra de prendre pied dans l’univers des applications métiers et critiques des entreprises.

La bataille est déjà lancée, avec un nouveau noyau GNU/Linux (détails techniques), plus gros bien sur mais surtout fort d‘éléments indispensables à l’entreprise. Réactivité améliorée, multi-threading revu et intégré au noyau (le monde Java devrait donc enfin respirer), support des processeurs 64 bits, des derniers matériels et protocoles à la mode, gestion des fichiers étendue, avec support d’attributs évolués sur les fichiers juste pour jeter une pierre dans le jardin du futur Longhorn…

Naturellement un bon noyau ne fait pas tout, les membres de l’OSDL (Open Source Development Lab) l’ont bien compris. Rejoints par Novell, Network Appliance et Wind River, ils entendent rendre GNU/Linux incontournable pour les applications critiques notamment de Data Center ou dans les télécommunications et les matériels embarqués.

Enfin on voit émerger nombre de projets et de ressources métier à l’image de ce nouveau portail français dédié au secteur médical sur le modèle de sites déjà bien étoffés comme Linux Med News ou encore l’initiative de la distribution Linux Debian : [Debian-Med->http://www.debian.org/devel/debian-med/] : une distribution GNU/Linux adaptée pour les professionnels de la santé.

Reste l‘éternelle opération d‘évangélisme et d’ouverture d’esprit à mener. Certains l’ont bien compris à l’instar gouvernement israélien qui après avoir gelé ses achats de licences logicielles entend bien déployer Open Office à l’ensemble de son administration. On aurait aimé entendre la même chose du Ministère de l‘Éducation Nationale qui n’aura pas hésité à s’engager comme un seul homme à faire acquérir rien de moins que 450000 licences Microsoft Office aux établissements sous sa tutelle.

Mise à jour :

Le texte de l’accord cadre entre le Ministère de l’Eduction Nationale a été remanié depuis la parution de cet édito, notamment concernant la formulation de l’engagement portant sur le volume des licences. Une modification qui ramène le texte au statut d’accord commercial sur le prix plutôt bien négocié en faveur des établissements.

Reste à espérer, aux cotés de cet accord, une politique ambitieuse du Ministère en terme de logiciels libres.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Innover encore et toujours !

Fri Nov 21 10:47:36 2003
 

Le secteur informatique est entré depuis plusieurs mois déjà dans l‘ère de la délocalisation. Rien ne sert de le nier. Cette transformation du secteur est à l’oeuvre, elle est même pour certains acteurs l’un des rares marchés de croissance dans l’industrie du service.

La question n’est donc pas de savoir si le phénomène a lieu mais bien de déterminer le positionnement de la France et des entreprises dans ce mouvement et en conséquence les moyens à se donner pour tenir la stratégie fixée.

Un cap d’autant plus important que les secteurs les plus touchés, notamment l‘édition et le développement logiciel sont parmi nos secteurs d’excellence, ce qui n’est pas nécessairement le cas de pays, y compris les États Unis, plus prompts à passer en pertes et profits ces activités.

A ce titre, le cas de l’industrie est exemplaire. Si l’Europe et la France ne sont pas dans la situation désastreuse des États Unis où le gouvernement fédéral est contraint de voler au secours des industriels (La Tribune du 3 octobre) pour tenter de stopper l’hémorragie de PIB et d’emplois, le secteur à toutefois subi une transformation profonde à méditer. Car on l’oublie toujours un peu vite, mais derrière l’usine, il y a la recherche et l’innovation… Et à délocaliser l’un trop imprudemment, on peut très vite se retrouver sans le second.

Pour l’informatique, comme pour l’industrie, le challenge est donc de tirer profit de la délocalisation tout en maintenant le niveau de l’innovation et il est heureux que l’Europe ait choisi dans cette optique de lancer des chantiers ambitieux à hauteur de plusieurs milliards d’euros.

Le chemin sera rude pour les clients comme pour les prestataires, il requiert méthode et vision pour les entreprises, politique volontariste pour l‘état et une inflexion sensible de la formation à venir de nos ingénieurs. Cependant il y a, c’est certain, matière à capitaliser sur cette mutation à l’instar d’une industrie française, qui sans en avoir l’air, reprend le dessus.

0 comment(s) - Start your own! -

L’Europe est ainsi faite qu’elle n’a même pas encore d’instinct de survie.
Ainsi, contre les avis les plus éminents, et contre son intérêt propre,
la commission juridique du parlement européen va proposer
l’adoption de la brevetabilité du logiciel.

Est-ce un drame me direz-vous? Après tout, depuis les premières patentes
accordées du fait du roi, ce système a accompagné les siècles parmi les plus
innovants.

En réalité le problème est moins d‘élargir le champ du brevet que d’entériner
une pratique dévoyée de celui-ci. Il est loin l’esprit du brevet ou l’inventeur
se devait d’exhiber un procédé réellement nouveau et faisant preuve de créativité.
Aujourd’hui on brevette tout et n’importe quoi. Car le brevet n’est plus une
protection de la recherche accomplie, il est une arme de théoriciens du droit, plus efficace
encore que le marketing pour éliminer les concurrents gênants.

Et dans la panoplie du parfait avocat d’affaire, il manque l’arme ultime :
la brevetabilité, non pas du logiciel, pas d’illusion à avoir, mais de l’algorithme,
de la mécanique intellectuelle, bref de l’idée.

Arme fatale, naturellement. Enfin fatale surtout pour les milliers de PME dans le monde
qui ne manqueront pas de plier sous les injonctions et autres procès de grands groupes
adeptes des prétoires.

Voilà pourquoi, sauf à commencer par rejeter la moitié des brevets déjà accordés,
la brevetabilité du logiciel n’est qu’un cheval de Troie visant à fausser la libre
concurrence de demain au profit des leaders d’aujourd’hui.

Mise à jour :

Le vote initialement prévu le 1er septembre est repoussé à la session du 22-25 septembre. Un n-ième délai pour un vote où décidément les ficelles semblent bien grosses.

Quelques liens :

0 comment(s) - Start your own! -

Le poste de travail a toujours été perçu comme une plaie. Indispensable, il faut en assurer le fonctionnement quand en réalité la plupart des directions informatiques voudraient s’en détacher et oublier dans le même mouvement sa cohorte de problèmes. D’ailleurs, ce poste est aujourd’hui celui dont l’exploitation est le plus souvent externalisée.

Le problème c’est qu‘à laisser l’utilisateur se débrouiller avec son poste de travail, on a progressivement laissé disparaître des éléments clefs du système d’information y compris de la logique métier, capturée dans d’obscures macros . Ce comportement est suicidaire. La pression sur les licences imposées par certains éditeurs n’agissant dans ce contexte que comme un puissant révélateur.

Il est désormais plus que temps de repenser le poste de travail, en s’attachant à redonner au document, à l’information, toute son importance. Par chance deux mouvements de fonds s’additionnent aujourd’hui pour nous aider dans cette refonte du poste de travail : XML et le logiciel libre.

  • XML en définissant le socle commun à tous les documents de l’entreprise.

Un socle sur lequel l’ensemble des traitements et processus pourront se greffer. Pourquoi en effet continuer à laisser dans un tableur des processus dont le contrôle est fondamental pour l’entreprise ?

  • Le logiciel libre en garantissant la maîtrise des outils et leur disponibilité, voire leur pérennité.

Car plus que le coût, c’est bien cette ré-appropriation de l’outil qui est fondamentale. Une ré-appropriation qui seule peut garantir l’exploitation des documents et de l’information dans le temps.

Alors puisque c’est l‘été, prenez le temps de regarder deux logiciels à mon sens essentiels :

  • Mozilla
  • OpenOffice

Le premier parce que derrière le navigateur mis en avant, se cache une plate-forme XML de choix pour créer des applications client/serveur (banque, agence de voyage, terminaux de saisie),

Le second parce qu’en plus d’offrir un remplacement brillant à son concurrent payant, le stockage en XML des documents et la possibilité de créer ses propres transformations XSL replace l’outil bureautique dans la chaîne de traitement des documents.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Eloge de la simplicité

Wed Jun 11 19:15:17 2003
 

Il y a moins d’un an les solutions de gestion de contenus et de la relation client étaient encore à leur apogée, toutes plus mirifiques les unes que les autres. Depuis lors le ciel s’est assombri et les entreprises ont regardé d’un peu plus près la réalité des choses. Le résultat n’est pas flatteur.

Premier aspect fâcheux : le coût. Ces solutions veulent embrasser le maximum de processus et de flux d’informations et le coût s’en ressent naturellement.

Autre point, le retour sur investissement. Là se sont les instituts d‘études qui égrainent leurs statistiques. On y parle d’entreprises dont une bonne partie à tout simplement renoncé à rentabiliser son investissement en la matière quand il ne s’agit pas d’abandonner les projets.

Le salut est donc ailleurs, et pourquoi pas dans la simplicité ? N’est-ce pas la leçon du succès d’Internet et de son protocole IP ?

Loin des usines à gaz, un nombre croissant d’entreprises s’emparent d’outils à l’apparence tellement élémentaire qu’ils font sourire. A ceci prêt que le retour sur investissement est bien là.

De quoi s’agit-il : des blogs, wiki et autres SPIP. Petit dictionnaire :

  • Le BLOG (abréviation de Web Log) est un système tout simple qui permet en théorie de tenir un journal intime sur Internet. Un moyen de collecter chaque parcelle de vie ou pour l’utilisateur professionnel, la moindre information tout en bénéficiant d’un module de recherche. Un aspect que certains services de recherche criminelle américains ont bien compris en s’appropriant ce formidable outil de collecte d’information.
  • le WIKI pour sa part permet la construction simplifiée de pages WEB. L’aspect collaboratif est mis en avant, tout le monde peut en effet amender ou créer une page. Il en résulte une réactivité accrue. Ici ce sont les managers cherchant à partager la connaissance dans l’entreprise qui sont séduit.
  • Enfin SPIP est un système de publication qui met tout en œuvre pour faciliter la mise en ligne en masquant la technique pour permettre de rester concentré sur le contenu. En outre SPIP laisse l’auteur libre de définir l’apparence finale de l’information. A titre d’exemple, ce site est réalisé avec SPIP.

Cerise sur le gâteau, tous ces outils sont disponibles dans des implantations Open Source, Alors, pourquoi attendre encore ?

1 comment(s) - Start your own! -

Comme plate forme web collaborative, j’ajouterai squishdot, basé sur Zope (et il doit y en avoir d’autres, sur Zope ou ailleurs).

Bullet

Anticipation

Thu May 8 18:25:01 2003
 

Hier encore métier artisanal, l’informatique se veut aujourd’hui très largement une industrie. Nul autre secteur de l‘économie n’aura évolué à un tel rythme. A-t-on encore les moyens d’anticiper les évolutions sociales et humaines de ce secteur dans les années à venir ?

L’explosion de la bulle Internet à sonné le glas de l’informatique « créative », sorte de monde à part fait de prototypes et d’œuvres, à défaut de chef-d’œuvres. Déjà, l’informatique de gestion, confrontée aux contraintes de l’univers bancaire avait du réagir.

Alors que les entreprises « rationalisent », c’est toute l’informatique, y compris les nouvelles technologies qui doit intégrer les contraintes de l’entreprise, et cela sans délai. Une transformation aidée par la maturité croissante des technologies clefs.

Quel est l’impact de cette transformation du logiciel en bien de consommation calibré ? D’ores et déjà nombre d’acteurs majeurs du secteur créent des pôles de compétences de plusieurs milliers d’hommes en Inde ou ailleurs.

Cette situation n’a rien d’original et d’autres secteurs industriels, bien avant l’informatique, ont très largement déserté les pays riches. La clientèle dans sa grande majorité s’en tient aux rapports qualité/prix acceptables (ou accessibles) pour un bien de grande consommation. Il en résulte un marché majoritairement délocalisé complété de niches (le luxe par exemple).

Cette situation est-elle transposable à l’informatique ? L‘édition logicielle a déjà habitué sa clientèle à la notion de rapport qualité/prix. Le client tolère des dysfonctionnements, et les intègre dans un ratio satisfaction/coût. Ceci avec d’autant plus de facilité que l’utilisateur de logiciel est rarement en mesure de comprendre les mécanismes de fabrication de son outil. Il y a donc fort à parier qu’entre un logiciel d’importation & un logiciel fabriqué localement, le client se borne à sa comparaison habituelle : satisfaction / coût.

Naturellement cette vision est caricaturale et l’on sent bien que tous les métiers de l’informatique ne seront pas également sensibles à cette poussée de délocalisation, sans parler du trublion qu’est l’Open Source. Cependant il est temps de s’interroger sur la formation des hommes et les femmes qui intègreront ce secteur dans le années à venir.

A noter :

  • les propos de Paul Hermelin, président de Cap Gemini Ernst & Young, qui estime que le secteur devrait subir une délocalisation comparable à celle de l’industrie textile.
  • Un article complet du Monde.
  • Enfin un article du Monde Informatique(16 mai) à propos d’une étude du Gartner Group qui enfonce le clou : l’article en question


1 comment(s) - Start your own! -

A noter cette dépêche sur l’offshore aux USA et les prévisions d’embauche :

- [la dépêche du Monde Informatique->http://www.weblmi.com/news_store/2003_05_07_Embauches_au_plus_ba_38/News_view]

Après la phase d’euphorie et à l’heure de la rationalisation, il n’aura fallu que quelques semaines aux grands comptes pour élaguer les solutions exotiques et tirer pleinement profit des technologies Internet. Qu’en est-il des PME ?

Le projet européen Web-Hosts a tenté de répondre à la question, il est vrai sous l’angle particulier de l’hébergement et de son externalisation, en menant une large enquête sur le territoire européen.

Loin des préoccupations techniques et de la mode, les entreprises sondées s’interrogent en termes de projets industriels et commerciaux quand on leur répond le plus souvent options techniques et gamme de services. Pas étonnant que 60% d’entre elles ne soient pas vraiment convaincues par les offres des grands éditeurs (selon une autre étude menée par Comm’Back).

En effet, si la conjoncture pousse les fournisseurs de services à revoir leur offre en direction des PME (ils sont 50% à l’admettre dans les enquêtes réalisées pour le projet Web-Hosts), il demeure que pour ces prestataires la part de CA représentée par les PME est tout à fait marginale au regard du marché grands comptes. Alors, entre un marché difficile à saisir et un cœur de cible décalé, les PME pourraient bien en réalité ne rester qu’une préoccupation de façade.

Au final, l’ensemble des acteurs semble reconnaître qu’il n’appartient probablement pas aux divers prestataires de supporter le poids du conseil et de l’assistance nécessaire au montage des projets des PME. Un constat qui pose toute la question de l’accessibilité de celles-ci au conseil. Cet état de fait n’a pas échappé à l’Etat qui propose des aides en ce sens, on pense notamment au FRAC, mais aussi à l’aide ATOUT animée par les DRIRE.

Il reste donc aux PME à passer le cap de l’idée au projet et à tirer, elles aussi, profit des TIC en créant un véritable marché pour compter dans ce secteur.

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

Faut-il donner une mémoire au WEB?

Wed Mar 5 13:36:51 2003
 

Le WEB est aujourd’hui une source incontournable d’informations. Jamais un média n’a proposé une telle profusion de données. Mais celui-ci n’est-il pas victime de ses qualités premières : dynamique et décentralisé le WEB n’a pas de mémoire.

Un tel défaut pourrait paraître mineur si le WEB n’avait atteint un tel niveau d’utilisation. Combien d’informations ne sont elles disponibles que sur le WEB ? Celles-ci naissent et meurent au gré des passions, des fusions, des cessations d’activité. Pire, la généralisation des Services WEB et des sites dynamiques rend l’information disponible encore plus volatile.

Dans un univers où le WEB devient LA source d’information, comment alors accéder à un historique, comment construire une stratégie de vieille technologique? Sur tout autre média écrit, il reste des traces, des exemplaires, n’est-ce pas d’ailleurs la source de notre connaissance du passé ?

Sur le WEB, rien de tout ça, rechercher les tribulations d’un homme (ou d’un concurrent) relève de l’exploit, une sorte de chasse aux fantômes, traces laissées ici où la, dans un forum, dans un communiqué.

Naturellement certains travaux sont en cours, par exemple concernant le dépôt légal étendu au WEB (voir cette page sur le site de la BNF). Cependant au quotidien dans l’entreprise, il reste indispensable de mener une réflexion et une stratégie pour garantir la pérennité des informations recueillies sur le WEB, car les outils automatisés ne sont pas tout.

1 comment(s) - Start your own! -

Un site propose une tentative de réponse :
http://www.archive.org/

Essayez, c’est assez surprenant.

Bullet

Attention aux sirènes du bureau mobile

Fri Jan 31 23:18:51 2003
 

Après l‘échec de WAP-1, et l‘évanouissement de l’UMTS, voici que le GPRS devrait être notre nouvel eldorado, le saint Graal du nomadisme. Enfin c’est ce qu’on nous dit…

Wifi ou GPRS, à grand renfort de situations complaisantes on tente de nous vendre depuis quelques mois le bureau mobile : où comment les hommes et les femmes performants ne se déplaceraient jamais sans un appendice (mobile, PDA ou PocketPC) aussi omniprésent qu’omniscient.

L’intérêt de ces outils dans des situations et fonctions bien particulières peut être réel, mais de là à présenter de nouveau ce qui est le plus souvent la marque d’un statut social comme le « must have » de la productivité, il y a un pas. Un pas que d’aucuns re-franchissent haut la main tant ils sont impatients de nous vendre adaptations et développements de grande envergure.

Et c’est là tout l’objet de mon irritation! Car enfin, est-il besoin de projets homériques pour accéder à son Intranet/Extranet depuis un téléphone ? Non. Pas plus que depuis un PC connecté à l’Internet.

De deux choses l’une : – Soit vous n’avez pas encore mis sur pied un véritable Intranet/Extranet et, dans ce cas, il y a fort à parier que les spécialistes autoproclamés de la mobilité ne soient pas les mieux à même d’appréhender vos besoins dans leur globalité. – Soit votre système est opérationnel et dans ce cas il y a belle lurette que vous vous connectez depuis chez vous ou depuis votre ordinateur portable via un GSM.

Que désormais ce même mobile soit en mesure de vous offrir plus de débit et même de vous affranchir de l’ordinateur, pourquoi pas, mais cela ne change rien. Tout au plus vous faudra-t-il adapter le format de certains affichages pour plus de souplesse. Pour peu que vous ayez déjà pris le tournant XML et les modifications seront encore plus limitées.

Reste la sécurité. Là encore il me paraît ahurissant de voir mis en avant des solutions spécifiques quand il s’agirait de se pencher sur la sécurité globale du système d’information. Pour reprendre la dichotomie précédente : – Si votre Extranet est déjà en place, il paraît fort peu probable qu’aucun choix n’ai déjà été fait (VPN, cryptage des accès WEB, PKI...), – Si vous en êtes au tout début, il semble plus judicieux de réfléchir au problème dans son ensemble, y compris à la sécurisation en interne, avant de s’interroger sur l’authentification par carte SIM ou plus exotique encore.

Bref, alors que partout dans le monde, avec XML, SOAP ou les PKI, certains s’emploient à rationaliser les échanges pour permettre une meilleure inter-opérabilité et donner une plus grande liberté aux utilisateurs, d’autres visiblement tentent encore la chasse aux gogos…

0 comment(s) - Start your own! -

Bullet

2003 année de consolidation ?

Thu Jan 9 10:02:32 2003
 

Passons sur les bruits de bottes et autres actes terroristes susceptibles de venir à bout des plus optimistes d’entre nous, pour regarder de plus près le secteur TMT.

Premier angle d’observation, l’investissement. Là au moins les choses sont claires, tout le monde s’accorde à dire que ce sera le calme plat, voire même une légère déflation. On rationalise, avec un seul terme à retenir, mais vous l’avez déjà en tête j’en suis sûr : le ROI (return of investment / retour sur investissement).

Cette volonté de rationaliser devrait rester soutenue en ce qui concerne les back-offices et les serveurs. Un aspect sur lequel Microsoft devrait porter toute son attention cette année, notamment avec sa plate-forme .NET et la cohorte des outils associés, depuis le rich media en passant par l’EAI.

L’année 2003 sera-t-elle alors celle de l’affrontement entre Microsoft et les solutions Open Source sur le front des back offices ? Après avoir balayé d’un revers de la main ce concurrent venu d’ailleurs, Microsoft se bat aujourd’hui à coût d‘études et d’enquêtes démontrant la moindre “ business value “ des solutions Open Source. Preuve s’il en était qu’un premier pari est gagné pour les outils Open Source.

Doit-on alors s’attendre à mieux ? Peut-être, peut-être pas. Les parts de marchés conquises jusqu‘à présent le sont très largement dans le domaine de prédilection du monde Open Source : Internet et son infrastructure (messagerie, sécurité, WEB). Conquérir les autres pans du marché réclamera, c’est certain, plus d‘énergie et de maturité.

Enfin, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, l’adoption massive de l’Open Source a marginalisé les purs players et les acteurs historiques de ce secteur. Aujourd’hui au catalogue de tout prestataire, l’Open Source ne permet pas la survie économique de grands éditeurs ou SSII dédiés. Les généralistes seront-ils à la hauteur des challenges de l’année ? Faut-il inventer un nouvel acteur économique du libre ? C’est à voir… En 2003.

1 comment(s) - Start your own! -

bonjour

open Source est une terme considéré par les xprts en informatique Libre comme désuet. C’ets un terme issu d’une divergence temporaire entre partisan et réfractaire à l’aspect radical de l’informatique Libre. Ceux qui utilisent le terme Open Source orientent leur public vers des solutions informatiques moins pérennes, car derrière ces deux mots clés il y a une réflexion stratégique fondamentamentale quant à la pérennité des solutions informatiques.

Alors, ne devriez-vous pas plutôt prendre comme solgan “solutions informatiques Libre” ?

En espérant que la cohérence du message (utilisez le terme informatique libre plutôt que Open Source) l’emportera sur la peur de se déjuger.

Lien utile :
http://fsfeurope.org/documents/whyfs.fr.html

Il y a quelques jours se tenait le Salon des Maires et des Collectivités Locales à la Porte de Versailles. L’occasion de faire un point sur les expériences des uns et des autres en matière de logiciel libre et Open Source.

Que nous dit-on ? Une chose qui peut surprendre : malgré des acteurs publics désormais plutôt favorables au logiciel libre, et des incitations explicites à proposer de telles solutions, nombre d’appels d’offres ne voient arriver aucune réponse en ce sens et l’usage du libre repose encore très largement sur le seul enthousiasme des donneurs d’ordres.

Ce manque de réactivité ne peut trouver son origine que chez les acteurs économiques, ou au niveau du logiciel libre lui-même. Que peut-on dire des sociétés commerciales ?

Intéressons-nous dans un premier temps aux purs players : Alcove, IdealX, Easter-Eggs… Ce n’est pas leur faire outrage que de préciser qu’il s’agit, dans tous les cas, de petites structures, ce qui limite nécessairement le périmètre des missions. A ceci il faut ajouter les contraintes en terme de négociation, de réseau, et de pratique des appels à candidatures publics.

Qu’en est-il dans ce cas des leaders du service informatique, qui se sont naturellement appropriés le libre ? Mon sentiment est qu’au-delà des déclarations de façade, il reste économiquement plus rentable pour ces acteurs de proposer des solutions propriétaires en continuant ainsi à bénéficier des cycles « vertueux » (version, certification, mise à jour,...).

Et le logiciel libre dans tout ça? Répond-il seulement aux attentes des simples utilisateurs ? Pas si sûr. Victime de ses origines, la communauté méprise et convoite tout à la fois l’utilisateur final, avec ses exigences et son incapacité à s’intéresser à la technique. Il en résulte un marketing parfois désastreux, des inadéquations majeures aux contraintes en vigueur dans les entreprises, et au final, des difficultés supplémentaires pour les acteurs commerciaux du libre.

Que conclure ? Le logiciel libre a incontestablement gagné son premier pari. Parti de zéro il est devenu un acteur incontournable de l‘édition logicielle alors même que la concurrence y est féroce. Mais il reste de l’espace à conquérir pour espérer modifier en profondeur les pratiques du secteur.

Le défi n’est désormais plus technique, mais « politique ». Il s’agit de convaincre, et d‘étendre la communauté aux utilisateurs finaux non-techniciens. Ceux la même qui constituent le coeur de cible du système de l‘édition propriétaire. Cette conquête exigera de nouveaux profils, plus orientés clients. Charge à la communauté de les attirer et de les écouter, directement ou en en donnant les moyens à ses acteurs privés.

0 comment(s) - Start your own! -